Anxiété et confinement : attention aux troubles alimentaires !

Selon les experts, les personnes ayant des antécédents de troubles alimentaires ou des habitudes alimentaires désordonnées peuvent être particulièrement vulnérables avec le confinement.

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Photo by Tamas Pap on Unsplash

Anxiété et troubles alimentaires

L'anxiété excessive se manifeste par l'irritabilité, le sentiment d'être dépassé ou le sentiment constant d'être au bord des larmes. 

 

Anorexie

Pour une personne ayant des antécédents d'anorexie, réduire son anxiété peut être associé à contrôler et réduire son apport calorique. La prise de contrôle sur son apport calorique, sur son poids et sur son image corporelle peut lui donner l'impression de réduire son anxiété. 

 

Hyperphagie / Boulimie

L'anxiété peut vous pousser à acheter plus de nourriture que vous ne le feriez normalement et cela peut être un environnement difficile pour les personnes ayant tendance à la boulimie ou l'hyperphagie car la nourriture est accessible très facilement et en grande quantité.

Si vous apportez plus de nourriture à la maison, vous risquez davantage de trop manger car elle se trouve juste là, comme un alcoolique enfermé dans un magasin de vin !

 

Orthorexie

Manger pour "renforcer votre système immunitaire" peut alimenter l'orthorexie ou l'obsession de la "propreté" alimentaire.

Un autre effet secondaire de la pandémie est l'augmentation de la commercialisation de produits destinés à "stimuler" le système immunitaire, notamment les régimes alimentaires et les suppléments vitaminiques (dont l'efficacité n'est pas prouvée). 

Ces produits peuvent alimenter un trouble alimentaire spécifique appelé orthorexie, caractérisé par une fixation sur le fait de ne manger que des choses perçues comme saines, sûres, naturelles ou "propres". 

Cela peut être exacerbé par des stratégies de marketing qui jouent sur ces craintes.

Il est important de rappeler qu'il n'y a pas un seul aliment qui puisse vous guérir ou vous tuer - et certainement pas un aliment qui vous rende immunisé contre le coronavirus. 

 

En résumé

Les envies d'accumuler, d'amasser, de trop manger, de rationner et de sous-alimenter sont toutes liées à la volonté d'utiliser la nourriture pour apaiser l'anxiété sous-jacente qui se manifeste de différentes manières selon les antécédents de chacun en matière de troubles de l'alimentation.

 

Confinement et perte des rituels

Le confinement a pour autre conséquence la perte des rituels qui peut également augmenter le sentiment d'anxiété.

 

La fermeture des salles de sport

L'impossibilité d'aller à la salle de sport peut provoquer une panique autour de l'exercice, de l'image corporelle et de la prise de poids.

De nombreuses salle de sports ont fermé leurs portes pour éviter la propagation du coronavirus, ce qui a laissé les amateurs d'exercice physique sans leur source habituelle de soulagement du stress. 

 

Mais manquer la salle de sport - un léger désagrément pour la plupart des gens - peut être une source majeure de panique et de problèmes d'image corporelle pour une personne souffrant d'un trouble de l'alimentation, car elle s'accompagne souvent d'une compulsion à l'entraînement connue sous le nom de dépendance à l'exercice. 

 

La perturbation des routines normales peut ajouter encore plus de stress, car les personnes peuvent également éprouver un sentiment de culpabilité ou de honte de ne pas pouvoir aller à la salle de sport.

 

La fermeture des restaurants

Les fermetures de restaurants peuvent également limiter les choix alimentaires.

L'isolement social peut également aggraver les difficultés à vivre avec un trouble de l'alimentation et à s'en remettre. 

 

En résumé

Essayez d'évaluer objectivement ce qui se passe dans vos pensées, si vous avez des pensées obsessionnelles sur le poids, la nourriture et/ou l'exercice.

Si vous vous pesez plus fréquemment, par exemple, cela peut être un baromètre de votre état intérieur.

 

Demandez de l'aide

Si vous remarquez des signes d'avertissement de troubles alimentaires pour vous même ou chez un de vos proches, demandez de l'aide !

 

Il est important d'être conscient également de la substitution des symptômes : boire trop d'alcool comme mécanisme d'adaptation, par exemple, au lieu de trop manger. 

 

Ne vous jugez pas, ne vous culpabilisez pas, ni vous ni vos proches !

Ce confinement est un événement inédit et nos réactions nous dépassent parfois.

 

Envisagez de programmer un appel téléphonique ou vidéo avec des amis ou des membres de la famille en qui vous avez confiance pour vous aider à maintenir une routine et à rester en contact même lorsque vous êtes bloqué à la maison. 

 

Le contact virtuel avec les proches et les professionnels de l'accompagnement des troubles alimentaires (diététiciens-nutritionnistes, psychologues, sophrologues, médecins généralistes, ...)  peut vous aider dans cette période difficile.

 

Numéro utile :  Anorexie boulimie info écoute 08 10 03 70 37 

 

Vous trouverez également de nombreux conseils sur le site internet de la Fédération Française d'Anorexie et Boulimie.

 

 

 

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