La colère : amie ou ennemie ?

Qu'est-ce que la colère ? A quoi sert-elle ? Peut-on contrôler sa colère ? La colère est-elle notre amie ou notre ennemie ?

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Définition de la colère

Le Larousse définit la colère comme un « état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales. »

 

La colère est une émotion

 

L'émotion est une réaction de notre organisme qui mobilise ses réserves d'énergie pour faire face à un danger ou une menace extérieure. 

Cette réaction passe par différentes phases, toujours les mêmes : la charge, la tension, la décharge et la récupération.

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Image du livre Les émotions de J. Regard

 Les explosions de colère représentent des dépenses d’énergie qui nécessitent une phase de récupération pour permettre à l’organisme de se soigner, de se reposer et de reprendre des forces.

 

La colère est une émotion qui peut aller d’une irritation légère à une rage intense.

 

A quoi sert la colère ?

La colère sert à instaurer nos limites, à défendre nos valeurs, notre identité et notre territoire.

 

C'est l'émotion la plus refoulée et qui laisse des traces dans notre corps quand elle n'est pas exprimée. « La colère est la source du sang chaud, terne, noir, des toxines sont fabriquées et l'on tombe malade. » Fumio Ogawa

 

Contrairement aux idées reçues comme "une émotion négative", la colère peut être très positive.

Les effets de la colère peuvent nous inciter à rattraper quelqu'un ou nous inspirer pour créer un changement social.

 

Lorsque rien n’est fait, les troubles de la colère peuvent mener à un comportement agressif, à l’instar de quelqu'un d’autre ou à des dégâts matériels. Ou bien, des affectations de colère peuvent nous amener à nous retirer du monde et à retourner notre colère contre nous.

 

Les émotions de colère deviennent problématiques lorsqu'elles sont ressenties trop souvent ou trop intensément et lorsqu'elles s'expriment de manière malsaine.

 

 Trop de colère peut nuire à notre santé physique, mentale et sociale. 

 

Les effets de la colère

Une colère chronique qui s’agite en permanence ou une spirale incontrôlée peut avoir de graves conséquences sur :

  •  notre santé physique :

En travaillant constamment à des niveaux élevés de stress et de colère, nous sommes plus susceptibles aux maladies cardiaques, au diabète, à un système immunitaire affaibli, à l'insomnie et à l'hypertension.

  •   notre santé mentale :

La colère chronique consomme d’énormes quantités d’énergie mentale et obscurcit notre façon de penser, ce qui rend plus difficile la concentration ou la vie.

Cela peut également entraîner du stress, de la dépression et d'autres problèmes de santé mentale.

  • notre vie professionnelle :

Les critiques constructives, les différences créatives et les débats houleux peuvent être sains. Mais cingler ne fait qu'aliéner nos collègues, nos superviseurs ou nos clients et sape leur respect.

  • notre vie sociale :

La colère peut causer des cicatrices durables chez les personnes que nous aimons le plus et nuire à l'amitié et aux relations de travail.

 

La colère explosive empêche les autres de nous faire confiance, de parler honnêtement ou de se sentir à l'aise - et est particulièrement dommageable pour les enfants.

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Contrôler sa colère

Vous ne pouvez pas toujours contrôler la situation dans laquelle vous vous trouvez ni comment vous vous sentez, mais vous pouvez contrôler la façon dont vous exprimez votre colère. 

Et vous pouvez communiquer vos sentiments sans être violent verbalement ou physiquement. 

 

Exercice de sophrologie pour contrôler sa colère :

 

Quand vous sentez que la colère arrive (« que la moutarde vous monte au nez »), prenez le temps de la reconnaître sans essayer de la contenir ou de la laisser éclater.

Vous prendrez ensuite une grande inspiration, puis vous allez souffler de toutes vos forces pour expulser cette colère, en conscience.

A ce souffle vous pouvez associer un mouvement de bras : par exemple à l’inspire vous ramenez vos poings serrés à hauteur des épaules, puis vous dépliez vos coudes et lâchez poings et bras à l’expire.

N'hésitez pas à répéter l'exercice 2 ou 3 fois pour faire redescendre la pression.

 

Si la colère est vraiment trop violente, n'hésitez pas à vous isoler et vous laisser aller à crier, piétiner ou taper dans un coussin, l'essentiel étant de pratiquer l'exercice en conscience.

Prenez le temps également de marcher seul dans un parc ou le long d'une rivière en vous focalisant sur votre respiration afin de vous calmer.

 

N'hésitez pas à consulter un sophrologue afin d'acquérir d'autres techniques pour mieux contrôler tout ce qui se passe dans votre corps quand vous êtes en colère.

 

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